Ligne B : 48 heures pour détruire le pont de l’Alouette

Le pont de l’Alouette n’aura pas survécu au chantier de la ligne B de tram. Construit il y a 60 ans, l’ouvrage a été démoli ce week-end à la suite d’une découverte technique imprévue, entraînant une vaste opération et d’importantes perturbations dans le sud de Tours.

C’est un chantier qui n’était pas prévu. Ce week-end, ouvriers et ingénieurs se sont affairés à démolir en 48 heures le pont qui traversait le carrefour de l’Alouette. Il devait être initialement conservé, mais le syndicat des mobilités de Touraine (SMT) a découvert récemment qu’il ne serait pas en mesure de supporter le poids de la plateforme de la future ligne B de tram.

Cette mauvaise surprise aura forcément un impact financier. Le surcoût n’a pas cependant pas encore été communiqué.

Le giratoire neutralisé, des déviations mises en place

Un chantier d’une envergure exceptionnelle est donc mis en oeuvre pour limiter les impacts sur ce carrefour très emprunté du sud de Tours, à la croisée des routes menant à Saint-Avertin et à Chambray-lès-Tours.

Cette opération « coup de poing » consiste à déposer le tablier et à démolir les 3 piles du pont long de 74 mètres. Le tout, en continu, entre ce samedi 1h et ce lundi 5h.

Les déchets issus du chantier – ici les garde-corps – sont triés et recyclés

Durant tout le week-end, le giratoire est fermé à la circulation automobile. Des déviations sont mises en place par la rue de la Bergeonnerie, le quartier des Fontaines et Montjoyeux. Les lignes Fil Bleu n°2 Tempo, 3, 10, 14, 15, 16 et 72 sont elles aussi déviées. Une traversée est maintenue pour les piétons et les cyclistes.

Un nouveau pont verra le jour

Il ne s’agit là que d’une première étape. Un nouveau pont devra à présent être construit en tenant compte des spécificités techniques liées au passage du tramway. Il faudra compter environ 1 an de travaux.

En plus du tram, l’ouvrage d’une largeur de 11,45 mètres accueillera également les modes actifs, mais ne laissera plus passer le trafic automobile. Tout un symbole pour ce secteur qui avait été profondément transformé par le maire-bâtisseur Jean Royer à l’époque du « tout automobile ».

Grâce à ses pieux en béton, le SMT promet que le nouveau pont est conçu pour durer environ 100 ans. Ce qui est toujours plus que l’ouvrage tombé ce week-end sous les pelles des démolisseurs. Il venait de fêter ses 60 ans.