A Tours, la rentrée s’est faite au son des tronçonneuses. Les travaux préparatoires de la ligne B du tram impliquent l’abattage de centaines d’arbres le long du tracé. Une opération encadrée, jugée nécessaire, mais qui suscite toujours l’inquiétude de certains riverains et élus.
Ce lundi 1er septembre, de nombreux enfants effectuaient leur retour en classe. Pour certains d’entre eux, cette rentrée s’est effectuée dans le vacarme des tronçonneuses. A Tours, ce fut notamment le cas des élèves de l’école élémentaire Maryse Bastié qui sera bientôt desservie par la ligne B de tramway.


Des coupes aussi douloureuses que nécessaire
A l’entrée de l’établissement, rue Michel Baugé, la vingtaine d’arbres a disparu en moins d’une journée. Ces travaux préparatoires constituent une étape aussi douloureuse que nécessaire pour permettre le dévoiement des réseaux souterrains. Le syndicat des mobilités de Touraine (SMT) justifie également certaines coupes par des questions de sécurité liées à la visibilité et à la présence de la ligne aérienne de contact.



L’intervention des élagueurs est particulièrement remarquée rue d’Entraigues, à l’entrée sud du Jardin botanique. Là aussi, le couvert végétal est réduit à néant. Sur place, les broyeuses s’activent pour produire du paillage. Il sera utilisé par les collectivités pour leurs espaces verts.
Un élu d’opposition grimpe à un arbre en guise de protestation
L’intervention est spectaculaire… et controversée. Bertrand Rouzier, conseiller municipal d’opposition, n’a pas hésité à grimper ce mardi dans l’un des derniers arbres encore debout. Il y passera 12 heures pour dénoncer ces coupes. Cet été, il avait déjà déposé un recours demandant la suspension des travaux.



Cette action militante n’est pas sans rappeler celles qui avaient eu lieu en 2010 dans le quartier du Sanitas, lors de la construction de la 1re ligne de tram. Là aussi, des militants avaient occupé des spécimens promis à l’abattage. Certains s’y étaient même enchaînés.



644 arbres abattus, 2200 plantés
Au total, 644 arbres vont être coupés le long du tracé de la future ligne. Le SMT promet d’avoir réduit ce chiffre au strict minimum. L’impact sur la biodiversité tente d’être limité en réalisant ces interventions hors des périodes de nidification, c’est-à-dire entre septembre et mars. Un écologue assure un suivi in situ.
600 autres sont maintenus tandis que 2200 seront plantés d’ici la mise en service du tramway. D’une hauteur allant de 1,5 à 4 mètres, ils devraient être systématiquement accompagnés de massifs ou de couvre-sols.


D’ici là et malgré l’opposition de certains riverains, d’autres alignements sont promis à la destruction boulevard Tonnellé (à hauteur du stade) et Jean Royer, où une soixantaine d’arbres seront abattus. Le Code de l’environnement impose qu’ils soient restitués à proximité. Ces opérations de compensation seront à suivre de près.









Laissez un commentaire