La rue de la Mairie à La Riche s’apprête à changer radicalement de visage avec l’arrivée de la ligne B de tramway. Après plusieurs années de procédures et le départ des habitants, les démolitions s’accélèrent dans le centre-ville. Une opération d’ampleur qui marque une étape majeure dans la transformation de la commune.
De toutes les rues traversées par la future ligne B, la rue de la Mairie à La Riche est probablement celle qui va le plus se métamorphoser dans les années à venir. L’arrivée du tramway est l’occasion pour la municipalité d’élargir cet axe structurant. Tous les bâtiments situés sur la partie sud, entre la rue Ronsard et François Mitterand, sont frappés d’alignement.

Les habitants ont laissé place aux démolisseurs
Le départ des dizaines d’habitants qui y vivaient ne s’est pas fait sans difficulté. Dès 2021, ils dénonçaient des indemnisations insuffisantes pour pouvoir se reloger dans des biens équivalents et avaient été jusqu’à manifester à l’entrée du conseil municipal de la commune. L’année suivante, 27 accords avaient été trouvés et 15 étaient encore en négociation.
Le projet ayant été déclaré d’utilité publique en juin 2025, les premiers coups de pelle ont eu lieu dans les mois suivants. Seules quelques maisons isolées avaient cependant été rasées.

Une intervention d’ampleur en centre-ville
Depuis quelques jours, c’est une intervention d’une tout autre ampleur qui est en cours dans le centre-ville de La Riche. Elles sont plutôt rares en Touraine. 2 fronts de travaux avancent simultanément de part et d’autre du tronçon de 550 mètres concerné. Tous les bâtiments restants sont en train d’être démolis.
Parmi eux, des constructions particulièrement imposantes à l’image de l’immeuble de 15 appartements situés au n°116 de l’artère. Construit en 2001, il n’en reste déjà plus rien. Un couple qui y vivait fut un temps au cœur d’un bras de fer avec les pouvoirs publics.


Plus à l’ouest, des déconstructions sont menées pour récupérer les matériaux qui peuvent l’être avant l’arrivée des pelleteuses. L’opération la plus délicate a lieu au n°170 dans une maison incendiée en avril dernier. Elle a été équipée d’un système de ventilation afin d’éviter toute contamination extérieure.


Des fouilles archéologiques route de Saint-Genouph
Plus à l’ouest, les maisons qui bordaient la route de Saint-Genouph ont déjà disparu depuis plusieurs mois. Le terrain a été décaissé pour réaliser un diagnostic archéologique. Les spécialistes de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) y interviennent actuellement. Il doivent identifier d’éventuelles traces d’occupation antérieure dans un sol d’une grande qualité agronomique et situé à proximité de la Loire.



Ces terrains seront malgré tout artificialisés pour accueillir le terminus et le parking-relais « Prieuré Saint-Cosme ». L’équipement de 297 places promet d’être « boisé et perméable« .
Rue de la Mairie, il est plus difficile de se projeter quant au visage qu’aura cette artère à l’avenir. Aucune communication n’a pour l’instant eu lieu sur les projets immobiliers qui accompagneront cette requalification urbaine. Seule une promesse a été faite : davantage de végétalisation.









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